"Contre-sens sur des versets du Coran", "atteinte aux libertés" : la mosquée d'Aulnay-sous-Bois saisit le tribunal après la fermeture annoncée du lieu de culte - France 3 Régions
Image d'illustration. La mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bous saisit le tribunal administratif après la fermeture temporaire pour "apologie du terrorisme" décidée par le préfet de Seine-Saint-Denis. • © SOLLIER Cyril / MAXPPP Lynda Zerouk Publié le28/07/2026 à 18h47 Temps de lecture : 1 min Paris Ile-de-France France3 Régions sur Facebook (Nouvelle fenêtre) France3 Régions sur WhatsApp (Nouvelle fenêtre) copier le lien Ajouter comme source préférée L'association gestionnaire de la mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bois a décidé de saisir le tribunal administratif en référé après que le préfet de Seine-Saint-Denis a pris un arrêté de fermeture temporaire du lieu de culte "pour apologie du terrorisme".
C'est "avec stupeur" que les responsables et imams de la mosquée de Chanteloup d'Aulnay-sous-Bois disent avoir accueilli la mesure visant leur lieu de culte. Contactée par Ici Paris Ile-de-France, l'ACAS, association culturelle d'Aulnay-Sud qui gère cette mosquée, nous a transmis un communiqué dans lequel elle conteste "le gel de leurs comptes bancaires", la "procédure visant la fermeture" de leur établissement, ainsi que "la dissolution de l'association gestionnaire".
La préfecture de Seine-Saint-Denis avait annoncé lundi dernier la fermeture pour six mois de cette mosquée, sur le fondement de l'article L.227 de la sécurité intérieure, l'accusant d'incitation à la "violence" et "d'apologie d'actes de terrorisme". Elle a donc pris un arrêté de fermeture temporaire .
Cette mesure porte une atteinte grave aux libertés de religion et d'expression.
Des faits que contestent les responsables du lieu de culte qui ont décidé de saisir le tribunal administratif , par voie de référé, pour "faire annuler l'arrêté du préfet", indique leur avocat Maitre Rafik Chekkat, dans un communiqué qui nous a également été transmis.
"Fondée sur des éléments insuffisants, imprécis et non étayés (...) des contre-sens sur des versets du Coran, cette mesure porte une atteinte grave aux libertés de religion et d'expression (...)", défend l'avocat.
De leurs côtés, les autorités font valoir "qu'à travers les prêches des imams réguliers de la mosquée et leur diffusion sur les réseaux sociaux mais aussi à travers le discours des intervenants ponctuels qu'elle invite, la mosquée diffuse une idéologie islamiste radicale qui reprend la rhétorique d'organisations terroristes, légitime le djihad et valorise la mort en martyr", comme le rapporte l'AFP. L'agence précisant en outre "que dans une vidéo publiée sur X et datant de plusieurs mois, un imam ayant donné au moins une conférence dans cette mosquée encourageait les musulmans à frapper leurs enfants âgés d'au moins 11 ans s'ils ne priaient pas."
Des accusations que réfutent vivement l'association culturelle d'Aulnay. "Les griefs nous paraissent reposer sur des propos décontextualisés et partiels", avance-t-elle précisant en outre "qu'aucune condamnation n'a été prononcée à ce jour". Par ailleurs, en début de soirée, Maitre Rafik Chekkat, a précisé auprès de l'AFP que des mesures ont été prises puisque "les deux imams qui concernent 90% des griefs faits à la mosquée ont été écartés".
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